(Re)découvrir la Slovaquie en littérature (15/29)

Ce qui fait la richesse de ce territoire

Paper, c’est le réseau social de la culture. Et c’est aussi un réseau européen issu de cette culture unique de l’échange, du partage que nous avons construit à travers les siècles, donnant naissance à de grands mouvements comme les Lumières ou l’humanisme.

Parce que nous voulons vous montrez la richesse de ce patrimoine européen, nous vous proposons un voyage en 27 étapes à travers l’Europe littéraire.

Après la Finlande, nous poursuivons aujourd’hui notre voyage avec la Slovaquie.

En montant plus haut, Andrea Salajova

Le dictature communiste impose de nombreuses questions et cas de consciences.

Après des années de résistance au régime Nazi, Jolanna n’est pas sincèrement convaincue par le régime en place en Tchécoslovaquie dès la sortie de la guerre : le communisme. Et les membres du Parti s’en rendent bien compte.

C’est pour cette raison qu’ils l’envoient en mission dans un petit village de montagne qui refuse la principe même de collectivisation des terres.

Un piège pour Jolanna, réputée intègre et caractérielle, qui va devoir faire face à un réel cas de conscience.

C’est l’occasion de replonger dans ces moments, hélas sombres, qui ont construit la jeune nation Slovaque, bâtie sur les ruines du communisme

Le fouet vivant, Milo Urban

Milo Urban est l’un des plus célèbres auteurs slovaques du XXe siècle. Si son image est contreversé en raison de son passé trouble autour de la collaboration avec le régime nazi, ses textes sont en revanches marqué par son regard sur la guerre.

Ce sera le cas avec Le fouet vivant, publié en 1927.

Il y raconte la vie du village de Ráztoky. En 1914, comme partout en Europe, les hommes en âge de se battre durent quitter le village pour se jeter dans la guerre. En leur absence, certains vont abuser de la situation en profitant des faiblesses de celles et ceux qui sont restés sur place, ou constituer des réserves personnelles de nourritures pendant que leurs voisins meurent de faim.

Milos Urban, non sans cynisme, souligne la cruauté et les instincts individualistes dans les moments de crises.

Je suis né sous une bonne étoile, ma vie de femme tsigane en Slovaquie, de Ilona Lackova

Ce livre est un témoignage de près d’un siècle de vie sur l’une des communauté des plus célèbres de la Slovaquie : les tsiganes.

Ilona Lackova nous raconte son enfance, et ses voyages à travers tout son pays. Elle est à la fois de son époque et de son ethnie si particulière.

Rivers of Babylon, de Peter Pist’Anek

Rácz, un jeune paysan débarque dans un vieil hôtel à Bratislava durant l’hiver 1989–1990. Il en devient le chauffagiste, ce qui lui confère en réalité un immense pouvoir sur les résidents.

Ecrit au vitriol, ce roman est une satyre de cette société tchécoslovaque sur le point de s’effondrer comme le mur de Berlin au même moment.

Entre le pouvoir communiste totalitaire tente encore de s’affirmer, et certaines personnalités slovaques qui rêve du succès individualiste à l’image de l’Europe de l’Ouest, ce drôle de huis-clos est à l’image de la Slovaquie.

On y retrouve tout un panel de personnalités hautes en couleur, bien souvent obsédé par une seule chose : l’enrichissement personnel. Quitte à tomber des l’immoralité.

Un chien sur la route, de Pavel Vilikovsky

C’est à la même époque qu’à lieu l’histoire de Un chien sur la route. On suit les d’un éditeur slovaque qui raconte ses voyages à travers toute l’Europe pour présenter les auteurs de son pays dans divers salons littéraires

Il pose la question que beaucoup pouvaient se poser alors que les frontières s’ouvraient à peine : qu’est-ce un Slovaque, pour un occidental ?Mais plus que pour les habitants des pays qu’il visite, c’est aussi pour lui même qu’il se pose la question

Face à lui, l’attitude de ses hôtes est souvent déconcertante, entre indifférence et ignorance pure et simple de ce que représente la culture slovaque.

Pour aller plus loin :

Le réseau social des créateurs inspirants

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