(Re)découvrir la Croatie en littérature (13/27)

Ce qui fait la richesse de ce territoire

Paper, c’est le réseau social de la culture. Et c’est aussi un réseau européen issu de cette culture unique de l’échange, du partage que nous avons construit à travers les siècles, donnant naissance à de grands mouvements comme les Lumières ou l’humanisme.

Parce que nous voulons vous montrez la richesse de ce patrimoine européen, nous vous proposons un voyage en 27 étapes à travers l’Europe littéraire.

Après la Grèce, nous poursuivons aujourd’hui notre voyage avec la Croatie.

Le retour de Philippe Latinovic, de Miroslav Krleza

Miroslav Krleza est l’un des plus fameux auteurs Croates du début du XXe siècle. Auteurs de très nombreux romans, poésie, essais… C’est un témoins et un chroniqueur majeur de toute l’histoire de la Yougoslavie (qu’il a connu quasiment du début à la fin)

Dans ce roman publié en 1932 raconte l’histoire d’un peintre, qu’on peut qualifier d’artiste incompris, en conflit avec la plupart des milieux intellectuels et sociaux croates. Quelle vision est la plus progressiste : la régionaliste, ou l’universaliste ? La question est au coeur du roman.

On dit que Jean-Paul Sartre regretta de ne pas avoir lu ce livre avant d’écrire la Nausée.

La Dame de Zaghreb, de Philipp Kerr

Philippe Kerr est l’auteur d’une série de romans à succès, nous racontant les enquêtes de Bernhard Gunther, un ancien policier allemand, poussé vers la porte de sortie avec l’arrivée des nazis et qui devient détective privé. L’action de ses romans se déroule donc essentiellement pendant le IIIe Reich, ou dans l’après-guerre.

Dans La Dame de Zaghreb, Goebbels en personne demande au détective de retrouver la star montante du cinéma, qui se trouve être la fille d’un croate connu du régime, antisémite notoire à la personnalité sadique et dirigeant d’un camp de concentration.

Entre Zaghreb, Zurich et l’Allemagne nazie, Bernhard Gunther se retrouve pris dans un complot international aux heures les plus sombres de l’histoires européennes.

L’eau rouge, de Jurica Pavicic

La dernière que ses parents la verront, Silva, 17 ans, sera en route vers une fête. On en à la fin de l’été 1989, à Misto, sur la côte Croate. Les recherches peinent à avancer, alors que la République Fédérale de Yougoslavie implose entre Serbie, Croatie, Bosnie… et s’ouvre une terrifiante période de guerre civile.

Une intrigue poignante ou une famille se déchire autour de la disparition d’une adolescente et d’un pays qui ne survit pas à la chute du communisme.

Un mélange de policier où l’émotion et l’histoire menacent de nous attendre à chaque tournant.

Chaque jour, chaque heure, de Natas̆a Dragnic

Deux enfants, Dora et Luka, dans la Croatie des années 1960 rêvent de s’aimer pour la vie. Malheureusement, quelques années plus tard, Dora partira pour Paris, brisant le coeur de Luka.

La Croatie est une terre de traditions, et la séparation et les années sont difficiles. Mais ni les familles, ni 40 ans de séparation n’auront raisons de la passion de ce couple.

Un livre léger et pourtant poignant, qui est une très belle manière de découvrir la Croatie à travers le regard d’une femme qui a longtemps, trop longtemps, quittée son pays et son amour de jeunesse.

Le huitième envoyé, de Renato Baretic

Siniša a de l’ambition, et rêve d’un grand avenir politique. Mais quand vient le temps de se faire oublier, on l’envoie sur Terzola, l’île croate habitée la plus éloignée du continent, avec pour mission d’y organiser des élections locales.

Si cette mission parait simple, la réalité des choses est toute autre. Premièrement : il semble qu’il n’y a sur cette île que des personnes âgées. Et surtout : qui ne parlent pas croate, mais un étrange dialecte mélangeant croate anglais et italien… Sans parler de ces légendes urbaines plus terrifiantes les unes que les autres…

Un roman à la fois drôle et instructif sur les population insulaires de la Croatie.

Pour aller plus loin :

Le réseau social des créateurs inspirants

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