(Re)découvrez la Roumanie en littérature (11/27)

Ce qui fait la richesse de ce territoire

Paper, c’est le réseau social de la culture. Et c’est aussi un réseau européen issu de cette culture unique de l’échange, du partage que nous avons construit à travers les siècles, donnant naissance à de grands mouvements comme les Lumières ou l’humanisme.

Parce que nous voulons vous montrez la richesse de ce patrimoine européen, nous vous proposons un voyage en 27 étapes à travers l’Europe littéraire.

Après l’Allemagne, nous poursuivons aujourd’hui notre voyage avec le pays de Dracula : la Roumanie.

Dracula, de Bram Stocker

Quand on pense à la Roumanie, on pense immédiatement à ce classique de la littérature d’horreur.

Écrit en 1897, il ne s’agit bien sûr pas du premier roman de vampire, mais la personnalité de ce personnage, incarné par la suite à l’écran par des acteurs mythiques comme Bela Lugosi ou encore Christopher Lee

Jonathan Harker est un homme d’affaire britannique qui voyage en Europe de l’Est. Il décrit le séjour qu’il passe dans le chateau d’un étrange personnage : le conte Dracula…

Le château des Carpathes, de Jules Verne

Cinq ans plus tôt, Jules Verne écrivait un roman dans un ambiance similaire à celle de Dracula.

Dans le Château des Carpathes, un berger remarque que de la fumée s’élève du château en ruine de la région. Ce dernier serait donc de nouveau habité ?

Dans ces terres de superstitions, la rumeur se répand que le château serait en réalité hanté. Les phénomènes étranges qui touchent ce qui s’en approchent ne semble que confirmer le phénomène.

Quand le comte Franz de Télèk entend parler de cette histoire, un nom vient frapper ses oreilles : Rodolphe de Gortz, le propriétaire du chateau.

Un nom synonyme d’une funeste histoire, dont le narrateur se souvient encore.

Les cent derniers jours, de Patrick McGuinness

Pour remplacer un confrère, un jeune professeur anglais débarque en Roumanie, quelques jours avant la fin du régime de Ceaucescu.

Dans ce Bucarest de la fin de l’ère communiste, on retrouve l’ambiance des marchés noirs, mais aussi les ambiances particulières de la politique roumaine de l’époque.

Les Chardons du Baragan, Panaït Israti

Panaït Istrati est l’un des plus grand auteurs roumains du début du XXe siècle. Comme bon nombres d’auteurs roumains de l’époque, il a fait le choix de vivre en France et d’écrire en Français

Dans les Chardons du Baragan, il raconte l’histoire de Mataké, un jeu garçon qui emménage avec ses parents dans la province de Yalomitsa, où ils espèrent trouver une vie meilleure.

Ce roman d’initiation est aussi une invitation à découvrir une Roumanie rurale loin des clichés, ainsi que le véritable cœur de la culture roumaine, loin des clichés des vampires et de la pauvreté, c’est avant un territoire de travailleurs qui tiennent à se battre pour survivre.

La Vie et les Agissements d’Ilie Cazane, de Razvan Radulescu

Dans ce roman teinté de réalisme magique, Ilie Cazane a le don extraordinaire de faire pousser des tomates géantes.

Mais dans la Roumanie des années 1960, sous le joug de Ceaucescu, ce genre de miracle ne peut être rien d’autre qu’un crime.

Ce petit roman, rempli d’un humour noir et désespéré, se lit comme une fable légère, presque amusante.

C’est aussi une manière de concevoir l’absurdité d’un régime communiste poussé à l’extrême et dont on connaîtra par la suite, hélas, les fâcheuses conséquences pour la Roumanie qui reste encore aujourd’hui une figure à part au sein des pays de l’ex-bloc de l’Est.

Pour aller plus loin :

Le réseau social des créateurs inspirants

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